Ma dépression
Pourquoi ce site existe.
Je ne sais plus très bien comment parler.
Alors j’écris ici.
23 mai 2025
Lettre à elle,
celle qui me manque encore
Je ne sais pas trop par où commencer. Peut-être juste par ça : tu me manques.
Pas un manque diffus ou passager, non. Un manque qui serre la poitrine, qui pèse dans mes silences, qui me suit dans les moments où j’aimerais pouvoir simplement te parler, sentir ton odeur, voir ton visage, te prendre dans mes bras. Ce genre de manque-là, je n’avais jamais connu avant toi.
Je n’arrive pas à me détacher de toi. Je pense que je ne suis pas encore prêt. Tout me ramène à toi. Ce que j’écoute, ce que je vois, ce que je ressens… j’ai constamment cette envie de te le partager.
Tu étais cette personne avec qui tout était naturel. Avec qui je pouvais être totalement moi, sans retenue. Une des rares à vraiment me comprendre, à aimer les mêmes choses, à vibrer sur la même fréquence. Et depuis que tu n’es plus là, j’ai du mal à retrouver ce lien-là. C’est comme si quelque chose s’était déchiré.
Je sais que c’est compliqué pour toi aussi. Je sais que tu continues à écrire, quelque part, même si tu ne me l’envoies pas. Je sais que je pourrais voir ces mots, ces pensées que tu poses, dès que je le demanderais. Mais je ne le fais pas. Pas parce que je ne veux pas… mais parce que je sais que ce serait encore plus dur. Je sais que ça raviverait tout ce que j’essaie d’apaiser en moi. Alors je reste à distance, même si chaque jour c’est un combat.
J’aimerais pouvoir dire que je vais mieux, que le temps fait son œuvre. Mais ce serait mentir. Je prends sur moi, j’avance comme je peux, mais je reste profondément touché. Tu as laissé une empreinte en moi que je n’efface pas. Je ne le veux pas vraiment, au fond. Parce que malgré la douleur, ce qu’on a vécu compte encore.
Je ne sais pas ce que tu ressens, ni où tu en es. Peut-être que tu tournes la page à ta manière. Moi, je suis encore sur cette dernière ligne, à relire. Encore et encore.
Un jour, j’espère pouvoir te remercier pour tout ce qu’on a été, sans que ça me brûle.
En attendant, je vais continuer à prendre soin de moi, doucement, pour ne pas me perdre complètement dans ce que j’ai perdu.
Joris
23 mai 2025
Il n’y a pas un jour sans que ton visage me traverse l’esprit. J’éprouve ce besoin de te voir, de te retrouver, même fugacement. Alors je vais sur ton profil Instagram, juste pour apercevoir ta petite tête. Et puis je vais aussi sur ton LinkedIn… parce que c’est encore toi, mais avec une autre photo. Et une fois que je referme tout ça, je me sens seul à nouveau.
Nuit du 30 mai 2025
Épuisement.
Je ne dors plus.
Depuis des semaines, mes nuits sont longues, silencieuses, vides. Je tourne en rond dans le noir, je m’use. Je suis fatigué, mais je n’arrive pas à m’éteindre.
Je me sens seul. Faible. Usé.
Et ce qui me fait le plus mal, c’est l’incompréhension.
Quand j’ose dire que ça ne va pas, on me parle de solutions.
Fais du sport. Va prendre l’air. Vois des gens. Change-toi les idées.
Comme si on pouvait ouvrir les rideaux à la main, quand on est enfermé dans une pièce sans fenêtre.
Mais comment expliquer l’obscurité à quelqu’un qui ne l’a jamais connue ?
Pas celle de la nuit — l’autre. Celle qui te ronge de l’intérieur, qui colle à la peau, qui t’alourdit chaque jour un peu plus. Celle qui rend chaque chose difficile, même les plus simples.
Je ne cherche pas des réponses.
J’aimerais juste qu’on comprenne.
Qu’on écoute. Qu’on prenne au sérieux cette douleur invisible.
09 juin 2025
Mon obsession
Demain, c’est ton anniversaire.
J’y pense depuis des jours.
J’ai même préparé un petit cadeau, un dessin aussi.
Rien de fou, mais je n’arrive pas à faire autrement. Je n’arrive pas à me détacher de toi.
Ce soir encore, j’ai beaucoup trop bu.
Je me sentais seul, triste. C’est devenu mon seul refuge, ma seule échappatoire quand ça déborde.
Je sais que ce n’est pas bien.
Tu m’avais pourtant fait une liste. Des petites choses à faire pour aller mieux, pour m’occuper de moi. Tu voulais m’aider.
Et c’est justement ça qui rend tout plus difficile.
Quand tu fais ce genre de choses, je sais que tu penses à moi. Que tu sais que je vais mal. Et ça me touche. Mais en même temps… ça me fait mal.
Parfois, j’ai l’impression que c’est de la pitié.
Et je l’accepte, parce que je me sens pathétique ces temps-ci. Parce que je ne suis pas bien, et que je m’accroche à ce que je peux.
Ce soir, une pensée m’est venue.
Un souhait irréaliste, mais sincère.
J’aimerais qu’on puisse tout effacer d’un claquement de doigts. Pas les sentiments. Juste les blessures.
Nos rancunes, nos douleurs, ce qu’on s’est mal dit, ce qu’on n’a pas compris.
Et qu’on puisse repartir à zéro.
Sur des bases saines, douces.
Sans le poids du passé.
Juste toi et moi, à nouveau, sans les ruines autour.